La Méthode Coué
La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente
14 - Ce que peut l'Autosuggestion - Observations
| Le jeune B
, 13 ans,
entre à l'hôpital en janvier 1912; il a une maladie de cur
très grave, caractérisée par un souffle particulier; la
respiration lui manque et il ne peut marcher qu'à pas extrêmement
courts et lents. Le docteur qui le reçoit, l'un de nos meilleurs
cliniciens, pronostique une issue fatale et rapide. Le malade quitte l'hôpital en février non amélioré. Un ami de sa famille me l'amène et quand je le vois, son aspect me fait penser qu'il est perdu. Je lui fais néanmoins exécuter les expériences préliminaires qu'il réussit d'une façon merveilleuse, et après lui avoir fait de la suggestion et lui avoir recommandé de s'en faire à lui-même, je lui dis de revenir le surlendemain. Quand je le revois, je constate à mon grand étonnement qu'il s'est produit une amélioration très sensible dans sa respiration et sa façon de marcher. Nouvelle suggestion. Deux jours après, lorsqu'il revient l'amélioration s'est continuée; et il en est ainsi à chaque séance. Les progrès sont même tellement rapides que, trois semaines après la première séance, mon petit malade va se promener à pied avec sa mère au plateau de Villers! Il respire librement, presque normalement; il marche sans essoufflement et peut monter les escaliers, chose qui lui était impossible auparavant. L'amélioration se continuant toujours, le jeune B me demande, vers la fin de mai, s'il peut aller chez sa grand'mère, à Carignan. Comme je le trouve bien, je lui conseille de le faire. Il partdonc et me donne de temps en temps de ses nouvelles. Sa santé est de meilleure en meilleure; il mange avec appétit, digère bien, assimile de même, l'oppression a complètement disparu; non seulement il peut marcher comme tout le monde, mais encore il court et se livre à la chasse aux papillons. Il revient au mois d'octobre; c'est à peine si je puis le reconnaître. Le petit bonhomme malingre et voûté qui m'avait quitté en mai, est maintenant un grand garçon bien droit, avec un visage rayonnant de santé. Il a augmenté de 12 centimètres en hauteur et de 19 livres en poids ! Depuis lors, il a vécu normalement, il monte et descend les escaliers en courant, il fait de la bicyclette et joue au football avec ses camarades. Mlle X , de Genève, 13 ans; plaie sur la tempe considérée par plusieurs médecins comme étant d'origine tuberculeuse; depuis un an et demi, cette plaie résiste aux différents traitements ordonnés. On la conduit à M. Baudouin, disciple à Genève de M. Coué. Celui-ci lui fait de la suggestion et dit de la ramener dans huit jours. Quand elle revient, la plaie est guérie !!! Mlle Z , de Genève également, a la jambe droite contracturée depuis dix-sept ans à la suite d'un abcès qu'elle a eu au-dessus du genou et qu'on a dû opérer. Elle prie M. Baudouin de lui faire de la suggestion, et celui-ci a à peine commencé que la jambe se plie et s'ouvre normalement. (Certainement, il y avait dans ce cas une cause psychique.) Mme U , 55 ans, de Maxéville, plaie variqueuse datant de plus d'un an et demi. Première séance en septembre 1915; deuxième séance huit jours après. Au bout de quinze jours, guérison complète. E.C , 10 ans, Grande-Rue, 19 (réfugié de Metz). Affection du cur inconnue, végétations. Perdait toutes les nuits du sang par la bouche. Vient en juillet 1915. Après quelques séances, le sang commence à diminuer. L'amélioration se continue toujours et, à la fin de novembre, l'écoulement a complètement disparu. Les végétations semblent ne plus exister. Pas de rechute jusqu'en août 1916. M. H , 48 ans, demeurent à Brin. Réformé le 15 janvier 1915 pour bronchite chronique spécifique; le mal empire de jour en jour. Vient en octobre 1915. L'amélioration est immédiate et se continue depuis. Actuellement, sans être complètement guéri, il va cependant beaucoup mieux. Depuis vingt-quatre ans, M. B souffrait d'une sinusite frontale qui avait nécessité onze opérations !! Malgré tout, la sinusite persistait, accompagnée de douleurs intolérables. L'état physique du malade était des plus piteux; douleurs violentes et presque continues, inappétence, faiblesse extrême, impossibilité de marcher, de lire ! pas de sommeil, etc. Le morale ne valait pas mieux que le physique et malgré les traitements de Bernheim, de Nancy, de Déjerine, de Paris, de Dubois, de Berne, de X , de Strasbourg, cet état, non seulement persistait, mais encore empirait chaque jour. Le malade vint en septembre 1915, sur le conseil d'un de mes clients. À partir de ce moment, les progrès ont été très rapides et, actuellement (1925), ce monsieur se porte parfaitement bien. C'est une vraie résurrection. M. N , 18 ans, rue Sellier, mal de Pott. Vient, au commencement de 1914, le torse enveloppé depuis six mois dans un corset plâtré. Suit régulièrement les séances deux fois par semaine, et se fait, matin et soir, la suggestion habituelle. L'amélioration se manifeste très rapidement, et le malade peut quitter son corset au bout de peu de temps. Je l'ai revu en avril 1916. Il était complètement guéri et remplissait les fonctions de facteur des postes, après avoir été infirmier dans une ambulance de Nancy, où il était resté jusqu'à ce qu'elle fût fermée. M. D , à Jarville; paralysie de la paupière supérieure gauche. - Se rend à l'hôpital, où on lui fait des piqûres à la suite desquelles la paupière se soulève; mais l'il gauche était dévié de plus de 45° vers l'extérieur. Une opération semblait être nécessaire. C'est à ce moment qu'il vint à la maison et que, grâce à l'autosuggestion, son il reprit peu à peu sa position normale. Mme L , à Nancy; douleurs ininterrompues du côté droit de la face, durant depuis plus de dix ans. - Visites à de nombreux médecins dont les ordonnances ne produisent aucun résultat. Opération jugée nécessaire. La malade vient le 25 juillet 1916, l'amélioration est immédiate et ,au bout d'une dizaine de jours, la douleur a complètement disparu. Pas de récidive jusqu'au 20 décembre de la même année. Maurice T.., huit ans et demi, à Nancy, a les pieds bots. - Une première opération guérit, ou à peu près, le pied gauche, le pied droit restant malade. Deux nouvelles opérations n'ont pas plus de succès. On m'amène l'enfant, pour la première fois, en février 1915; il marche assez bien, grâce à deux appareils qui lui redressent les pieds. La première séance amène immédiatement du mieux et après la deuxième, l'enfant marche en chaussures ordinaires. L'amélioration est de plus en plus grande. Le 17 avril 1916, l'enfant va bien. Cependant son pied droit n'est plus aussi solide, par suite d'une entorse qu'il s'est donnée le 20 février 1916. Mlle X ,à Blainville; plaie au pied gauche, probablement d'origine spécifique. - Une légère entorse a déterminé un gonflement du pied accompagné de douleurs vives. Différents traitements n'ont eu qu'un résultat négatif; au bout d'un certain temps il se déclare une plaie suppurante qui semble indiquer la carie d'un os. La marche devient de plus en plus difficile et douloureuse malgré les traitements suivis. Sur le conseil d'une ancienne malade guérie, elle vient me trouver. Dès les premières séances, un mieux sensible se manifeste. Peu à peu, l'enflure s'atténue, la douleur devient de moins en moins intense, la suppuration est de plus en plus faible et finalement la cicatrisation se fait. Ce processus a demandé quelques mois. Actuellement le pied est presque normal; cependant, bien que la douleur et l'enflure aient complètement disparu, la flexion du pied en arrière n'est pas complète, ce qui détermine chez la malade une légère claudication. Mme R.., à Chavigny, métrite datant de dix ans. - Vient à la fin de juillet 1916. L'amélioration est immédiate, les pertes et les douleurs diminuent rapidement. Le 29 septembre suivant, il n'y a plus ni douleurs ni pertes. Le flux mensuel, qui durait de huit à dix jours, se termine au bout de quatre jours. Mme H., rue Guilbert-de-Pixerécourt, à Nancy, 40 ans. - Est atteinte d'une plaie variqueuse, datant de septembre 1914, qu'elle soigne sans succès d'après les conseils de son docteur. La partie inférieure de la jambe est énorme (la plaie, de la largeur d'une pièce de deux francs et pénétrant jusqu'à l'os, est située au-dessus de la cheville), l'inflammation est très intense, la suppuration abondante et les douleurs sont extrêmement violentes. La malade vient pour la première fois en avril 1916. L'amélioration, qui commence à se manifester dès la première séance, se continue sans interruption. Le 18 février 1917, la jambe est complètement désenflée, la douleur et la démangeaison ont disparu, la plaie existe encore, mais elle n'est pas plus large qu'un petit pois et n'a plus que deux à trois millimètres de profondeur, elle suppure encore très légèrement. En 1920 la guérison est complète depuis longtemps. Mlle D , à Mirecourt, 16 ans. - Crises nerveuses depuis trois ans. Ces crises d'abord peu fréquentes, se sont rapprochées de plus en plus. Quand elle vient me voir, le 1er avril 1917, elle a eu trois crises pendant la quinzaine précédente. Jusqu'au 18 avril, aucune crise ne s'est manifestée. Nous pouvons ajouter que cette jeune fille a vu disparaître, dès le début, des maux de tête dont elle souffrait presque constamment. Mme M , 43 ans, Malzéville. - Vient à la fin de 1916 pour de violentes douleurs de tête qu'elle a eues toute sa vie. Après quelques séances les douleurs ont complètement disparu. Au bout de deux mois, elle constata la guérison d'une descente de l'utérus, dont elle ne m'avait point parlé et à laquelle elle ne pensait pas lorsqu'elle faisait son autosuggestion. (Ce résultat est dû aux mots « à tous points de vue » contenus dans la formule à employer matin et soir.) Mme X , Choisy-le-Roi. - Une seule suggestion générale de ma part en juillet 1916, autosuggestion de la sienne matin et soir. En octobre de la même année, cette dame m'apprend que depuis qu'elle est venue à la mi-mai, le mal (à l'utérus) qu'elle avait depuis de plus de vingt ans avait guéri. En avril 1920 la guérison persiste. (Même observation que pour le cas précédent.) Mme J , 60 ans, rue des Dominicains. - Vient le 20 juillet 1917, pour une douleur violente dans la jambe droite accompagnée d'une enflure considérable du membre tout entier. Elle se traîne pour marcher et pousse des gémissements. Après la séance, à son grand étonnement, elle marche normalement sans ressentir la moindre douleur; lorsqu'elle revient, quatre jours après, les douleurs ne sont pas revenues et l'enflure a disparu. Cette dame m'apprend que depuis qu'elle est venue à la maison, elle est guérie de pertes blanches et d'une entérite dont elle souffrait depuis fort longtemps. (Même observation que précédemment.) En novembre la guérison persiste toujours. Mlle G. L.., 15 ans, rue du Montet. - Bégayait depuis son enfance. Vient le 20 juillet 1917 et voit cesser instantanément son bégaiement. Un mois plus tard, je l'ai revue; la guérison persistait. M. F , 60 ans, rue de la Côte. - Depuis cinq ans, douleurs rhumatismales dans les épaules et dans la jambe gauche. Marche difficilement en s'appuyant sur une canne et ne peut lever les bras plus haut que les épaules. Vient le 17 septembre 1917. Après la première séance, les douleurs ont complètement disparu, et le malade peut non seulement marcher à grands pas, mais encore courir. De plus, il fait le moulinet avec les deux bras. En novembre la guérison persiste toujours. M.S , 48 ans, Bouxières-aux-Dames. - Venu pour la première fois le 20 avril 1917 avec, à la jambe gauche, une plaie variqueuse datant de quinze ans, large comme une pièce de cinq francs. Le 27 avril, la plaie est guérie. Le 4 mai, il n'y avait pas de rechute. Je ne l'ai plus revu depuis ce moment. Mme L , 63 ans, chemin des Sables. - Douleurs de la face durant depuis plus de dix ans. Tous les traitements sont inefficaces. On veut faire une opération à laquelle la malade se refuse. Vient pour la première fois le 25 juillet 1916; quatre jours plus tard, la douleur n'existe plus. La guérison a persisté jusqu'à ce jour. Mme M , Grande-Rue (Ville-Vieille). - Métrite datant de treize ans, accompagnée de douleurs et de pertes rouges et blanches. Les règles, très douloureuses, se reproduisent tous les vingt-deux ou vingt-trois jours et durent de dix à douze jours. Vient pour la première fois le 15 novembre 1917 et revient régulièrement chaque semaine. Amélioration sensible après la première séance. Elle se continue rapidement et, au commencement de janvier 1918, la métrite a complètement disparu; les règles se reproduisent bien plus régulièrement et sans trace de douleur. Une douleur qui existait dans le genou de la malade depuis de treize ans a également disparu. Mme C.., demeurent à Einville (M.-et-M.). - Depuis treize ans, douleurs rhumatismales intermittentes du genou droit. Il y a cinq ans, crise plus violente que de coutume : la jambe enfle en même temps que le genou; puis la partie inférieure de ce membre s'atrophie et la malade en est réduite à marcher très péniblement avec l'aide d'une canne ou d'une béquille. Vient pour la première fois le 15 novembre 1917. Elle repart sans béquille et sans canne. Depuis elle ne se sert plus de sa béquille, mais quelquefois de sa canne. La douleur du genou se reproduit quelquefois mais elle est très légère. Mme M , à Einville . - Depuis six mois, douleurs dans le genou droit, accompagnées d'enflure, qui rendent impossible la flexion de la jambe. Vient pour la première fois le 7 décembre 1917. Elle revient le 4 janvier 1918 en disant qu'elle ne souffre presque plus et qu'elle commence à bien marcher. Aussitôt après cette séance toute douleur a disparu, et la malade marche normalement. La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente 0 - Introduction - L'importance de la Maîtrise 1 - L'Autosuggestion Consciente 2 - L'être Conscient et l'Etre Inconscient 3 - Volonté et Imagination 4 - Suggestion et Autosuggestion 5 - Emploi de l'Autosuggestion 6 - Comment Procéder 7 - Suggestion Curative 8 - Autosuggestion Consciente 9 - Supériorité de la Méthode 10 - Comment agit la Suggestion 11 - Emploi de la suggestion - Guérison 12 - Cas de Guérison 13 - Conclusion 14 - Autosuggestion - Observations 15 - Lettres à Emile Coué 16 - Pensées et Préceptes 17 - Conseils et Enseignements 18 - Séances 19 - Notes sur le Voyage 20 - Tout à Tous 21 - Le Miracle en Soi 22 - L'Education |