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La Méthode Coué

La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente

15 - Fragments de Lettres Adressées à M. COUÉ

Les résultats définitifs du certificat secondaire d'anglais ne sont affichés que depuis deux heures, et je me hâte de vous en faire part, en ce qui me concerne du moins. J'ai passé un oral brillant; je n'ai presque pas eu avant les épreuves de ces battements de cœur qui me causaient une sensation insupportable de nausée.

Pendant les épreuves, je me suis étonnée de mon propre calme, donnant à ceux qui m'écoutaient l'impression que je me possédais parfaitement. Enfin, ce sont justement les épreuves que je redoutais le plus qui ont contribué le plus à mon succès.

Le jury m'a classée deuxième, je vous suis infiniment reconnaissante de votre intervention qui m'a sûrement donné un avantage sur les autres candidates…

(Il s'agit d'une jeune fille qui, à cause d'un trac formidable, avait échoué en 1915. Le trac ayant disparu sous l'influence de l'autosuggestion elle a réussi et a été reçue deuxième sur plus de deux cents concurrentes).

Mlle V…, professeur au lycée. … C'est avec un bien grand plaisir que je vous adresse la présente pour vous remercier de tout cœur du grand bien que votre méthode m'a procuré. Avant que je n'aille vous trouver, j'avais grand'peine à faire cent mètres sans être essoufflé. Maintenant je parcours des kilomètres sans fatigue. Je fais plusieurs fois par jour et très aisément, en quarante minutes, la distance qui sépare la rue du Bord-de-l'Eau de la rue des Glacis, c'est-à-dire près de 4 kilomètres. L'asthme dont je souffrais tend à disparaître complètement.

Je vous prie d'agréer le témoignage de ma reconnaissance pour le grand bien que vous m'avez fait.

Paul C…, rue de Strasbourg, Nancy

… Je ne sais comment vous remercier. Grâce à vous, Monsieur, je puis dire que je suis presque entièrement guérie, et j'attendais de l'être pour vous témoigner ma reconnaissance, mais je ne veux pas attendre plus longtemps.

J'étais atteinte de deux plaie variqueuses, dont une à chaque pied. L'ulcère du pied droit, qui était de la largeur de la main, est complètement guéri.C'est comme par enchantement que je l'ai vu disparaître.

Depuis des semaines je gardais le lit. Peu après que je m'étais mise à suivre votre méthode, l'ulcère s'est fermé, puis j'ai pu me lever. Celui du pied gauche n'est pas encore complètement guéri, mais la guérison ne tardera pas à se produire.

Aussi je récite matin et soir, et je réciterai toujours la phrase ordonnée dans laquelle j'ai une entière confiance.

Je dois vous dire aussi que je ne pouvais plus toucher mes jambes. Elles étaient aussi dures que de la pierre.

Maintenant je puis presser dessus sans la moindre douleur et je puis marcher.

Quel bonheur !…

Mme L…, Mailleroncourt-Charette (Haute-Saône).

… Je viens vous dire toute ma reconnaissance. Grâce à vous, je viens d'échapper aux risques d'une opération toujours très dangereuse. Je dirai plus, vous m'avez sauvé la vie, car votre méthode d'autosuggestion a fait seule ce que n'avaient pu faire les médicaments et traitements ordonnés pour cette terrible obstruction intestinale dont je souffrais depuis 19 jours.

Depuis le moment où j'ai suivi vos instructions et appliqué vos excellents principes, mes fonctions se sont accomplies très naturellement.

Mme S…, Pont-à-Mousson.

… Je sais comment vous remercier pour toute la joie que j'éprouve à être guérie. Depuis plus de quinze années je souffrais crises d'asthme. Toutes les nuits j'avais des étouffements très douloureux. Grâce à votre chère méthode et surtout après avoir assisté à l'une de vos séances, ces crises ont disparu comme par enchantement; c'est un vrai miracle, car plusieurs docteurs qui m'ont soignée m'ont tous certifié qu'il n'y a pas de guérison pour l'asthme.

Mme V…, Saint-Dié.

J'attendais, pour vous écrire, d'avoir vu l'oncle de mon mari, le professeur M.., médecin-chef de l'hôpital Tenon. Grande a été sa surprise en voyant en bonne santé son neveu qui, depuis de 15 ans, ne passait pas une nuit sans étouffements. Nous avions tout essayé, toute la science médicale avec défilé, toutes les lumières n'avaient pu amener la guérison. Vous seul, cher Monsieur, avez réussi là où tous s'étaient déclarés impuissants. Oui, mon mari est bien. Il n'est pas encore radicalement guéri, mais songez qu'il y a 15 ans qu'il est malade.

Le docteur J.., stupéfait des résultats obtenus par votre méthode a dû vous écrire, et le docteur M… désire très vivement faire votre connaissance, lui qui est professeur à la Faculté depuis 20 ans. Il est heureux, si heureux de voir son neveu à peu près remis.

Lorsque de nouveau vous irez à Paris, il vous verra avec grand plaisir.

Le docteur B… vient aussi de temps en temps rendre visite à son ex-condamné, car c'est après avoir tout essayé que j'ai eu recours à vous.

Mme M…, Sens.

Je viens vous remercier de tout cœur de m'avoir fait connaître une méthode thérapeutique nouvelle, instrument merveilleux qui semble être la baguette magique d'une fée puisque, grâce aux moyens les plus simples, elle produit les effets les plus extraordinaires.

Très vivement intéressé tout d'abord par vos expériences, je me suis mis, depuis ma réussite personnelle, à appliquer avec passion votre méthode dont je suis devenu un adepte fervent et emballé.

Dr X…

Depuis huit ans j'étais atteinte d'une descente de l'utérus. Depuis cinq mois que j'ai pratiqué votre méthode [[50]] d'autosuggestion, je suis complètement guérie et je ne sais comment vous remercier.

Mme S…, Toul.

… J'ai souffert atrocement pendant onze années sans interruption. J'avais chaque nuit des crises d'asthme, de l'insomnie et une grande faiblesse générale qui m'interdisait toute occupation; moralement j'étais triste, inquiète, tourmentée et grossissais à plaisir les moindres incidents de la vie. J'avais suivi maints traitements sans résultats ; même, j'avais subi, en Suisse, la résection des cornets moyens du nez sans obtenir la moindre amélioration. En novembre 1918, mon état s'aggravait à la suite d'un affreux malheur. Alors que mon mari était à Corfou (officier à bord d'un cuirassé) je perdais de la grippe, en six jours, notre fils unique, un délicieux enfant de dix ans qui faisait notre joie. Seule, désemparée, je me reprochais amèrement de n'avoir pas su protéger et sauver notre cher trésor. J'ai désiré devenir folle, mourir… Quand mon mari revint (en février seulement), il me conduisit chez un nouveau docteur qui ordonna beaucoup de remèdes et les eaux du Mont-Dore. Je passai le mois d'août dans cette station; à mon retour les crises d'asthme recommençaient et je constatais avec désespoir que « à tous points de vue » j'allais de mal en pis.

C'est alors que j'eus le plaisir de vous rencontrer. Sans en attendre grand bien, je dois le dire, je suivis vos conférences d'octobre et j'ai le grand bonheur de vous faire savoir que fin novembre j'étais guérie. Insomnie, oppression, idées noires ont disparu comme par enchantement. Je suis forte, vaillante, courageuse. Avec la santé physique j'ai recouvré l'équilibre moral et je pourrais dire, si mon cœur de mère ne saignait d'une inguérissable blessure, que je suis absolument bien.

Que ne vous ai-je rencontré plus tôt ? Mon enfant aurait connu une maman gaie et courageuse.

Merci, Monsieur Coué, merci mille fois.

Veuillez agréer l'expression de ma profonde reconnaissance.

E. I…, Paris.

… Je puis continuer la lutte que je mène depuis 30 ans et qui m'avait brisée…

… J'ai trouvé en vous, en août dernier, une aide précieuse et providentielle. Venue pour quelques jours dans notre chère Lorraine, j'y arrivais l'angoisse au cœur et malade, je redoutais le choc que produirait la vision des ruines et des détresses… et je suis repartie réconfortée et vaillante… J'étais toute désemparée et j'ai le malheur de n'être pas pratiquante… Je cherchais à qui m'adresser pour obtenir du réconfort. Je vous ai rencontré par hasard chez ma cousine. Et vous avez été pour moi l'appui que je souhaitais.

Je travaille maintenant dans un autre esprit, et je suggère à mon inconscient de rétablir l'équilibre physique. Je ne doute pas de reconquérir ma bonne santé d'autrefois. Une amélioration très notable s'est déjà manifestée, et vous comprendrez mieux ma reconnaissance quand je vous dirai que, diabétique avec complication rénale, j'ai subi plusieurs crises de glaucome et que mes yeux reprennent leur souplesse (depuis, la vue est redevenue normale) et que l'état général s'est amélioré.

Mlle Th…, Ch…-s.-S…

…Ma thèse a été soutenue avec succès et m'a valu la note maxima et les félicitations du jury. De tous ces « honneurs » une bonne part vous revient et je ne l'oublie pas. J'ai seulement regretté que vous ne soyez pas présent à cette soutenance. Votre nom a été prononcé avec sympathie, et plus que de la sympathie, par ce jury fort distingué. Vous pouvez estimer que votre doctrine a été accueillie à l'Université par la grande porte. Ne m'en remercier pas, car je vous dois beaucoup plus que vous ne me devez.

Ch. BAUDOUIN
professeur à l'Institut J.-J. Rousseau, Genève.

… J'admire votre vaillance et suis assuré qu'elle contribuera à donner à beaucoup d'esprits une orientation intelligente et utile.

Je vous avouerai que j'ai personnellement profité de vos enseignements et que j'en fais profiter ma clientèle. À la clinique, nous nous efforçons de créer cette application collective et avons déjà, dans cette voie, obtenu quelques résultats appréciables

Docteur BERILLON, Paris

… Que devez-vous penser de moi ? Que je vous oublie. Oh ! non, soyez-en sûr, je vous garde une affection reconnaissante absolue, et je tiens à vous répéter que vos enseignements me sont de plus en plus efficaces, que je ne passe pas un jour sans employer l'autosuggestion avec de plus en plus succès et que je vous bénis chaque jour, car votre méthode est la vraie. Grâce à elle, je me domine chaque jour davantage; je m'assimile chaque jour votre bonne direction et je sens que je vais mieux;… je me dis que vous reconnaîtriez difficilement en cette dame allègre, quoique âgée de 66 ans, cette pauvre personne qui était si souvent dolente et qui n'a commencé à se bien porter que grâce à vous et à votre direction. Aussi soyez béni, cher Monsieur, car la plus douce chose est de faire du bien autour de soi. Vous en faites beaucoup, moi j'en fais un peu et j'en bénis le bon Dieu.

Mme M…, Cesson-Saint-Brieuc.

… Me sentant de mieux en mieux depuis que je suis la méthode de l'autosuggestion, je tiens à vous en remercier bien sincèrement. La lésion aux poumons a disparu, le cœur va mieux, plus d'albumine, en un mot, je me sens très bien.

Mme L…, à Richemont.

… Votre opuscule et votre conférence nous ont beaucoup intéressés. Il serait désirable pour le plus grand bien de l'humanité que leur publication soit faite en plusieurs langues, afin de pénétrer dans toute race et tout pays et atteindre ainsi un plus grand nombre de malheureux qui souffrent du mauvais emploi de cette toute puissante (et quasi divine) faculté, la première de l'homme, comme vous l'affirmez et le démontrez si lumineusement et si judicieusement, et qui est l'imagination. J'avais déjà lu bien des ouvrages sur la volonté et j'ai aussi tout un arsenal de formules, pensées, aphorismes, etc. Vos phrases sont définitives. Je ne pense pas qu'on ait jamais aussi intelligemment condensé en formules types des « comprimés de confiance en soi », comme j'appelle vos phrases curatives.

DON ENRIQUE C…, Madrid.

… Comme vous le savez, je suis venu ici d'Afrique Orientale à cause d'une grande dépression nerveuse; mais j'avais de plus derrière l'oreille un ulcère qui suppurait depuis vingt-cinq ans, malgré les traitements de plusieurs docteurs dont l'un avait employé l'électricité.

Voici cinq semaines que je suis ici et, pendant ce temps je n'ai pas seulement tiré un grand bénéfice de votre méthode au point de vue de mon affection nerveuse, mais encore mon ulcère est presque complètement guéri, et si cela continue, il finira par disparaître tout à fait.

(Traduit de l'anglais.) E. B…, Nancy.

…C'est avec le plus grand plaisir que je vous remercie sincèrement et profondément du grand bien que m'ont procuré les dix précieuses minutes que vous m'avez si généreusement accordées samedi dernier.

Depuis des années, je souffrais d'un lumbago, d'une grande dépression nerveuse, toujours en traitement sans aucun résultat. Après ma visite de samedi, ma douleur a complètement disparu et avec elle ma dépression nerveuse. Je me sens une tout autre femme et ma gratitude et mes remerciements vous accompagnent.

(Traduit de l'anglais. ) L. H…, New-York.

… Je ne veux pas vous laisser quitter ce pays, où votre nom est béni, sans ajouter mes remerciements à ceux des nombreuses personnes que vous avez aidées, car moi aussi « je vais chaque jour de mieux en mieux ». Comme vous le savez, nous autres docteurs, nous sommes très lents à accepter les nouvelles découvertes, mais une fois que nous l'avons fait, nous les expérimentons jusqu'au bout. De voir chaque jour votre clinique où les malades recouvraient la santé, le courage, le goût de la vie, a été pour moi comme une inspiration. Votre traitement des bègues m'a surtout impressionné, car je les avais soignés pendant des mois la plupart du temps sans résultat, et j'ai été profondément étonné de les voir, comme par miracle, articuler distinctement, sans aucun effort. Et cela était durable, car je leur parlais lorsque vous n'étiez plus là, pensant que peut-être ils retomberaient, et ils continuaient à bien parler.

Je vous remercie encore, j'espère que vous vivrez longtemps et que vous reviendrez bientôt.

(Traduit de l'anglais.) Dr C…, New-York.

… Je vous remercie bien sincèrement de m'avoir permis d'assister lundi dernier à vos séances si intéressantes d'autosuggestion, plus intéressantes peut-être pour un médecin qui a vu si souvent l'action de l'inconscient contrecarrer ses prescriptions. Je suis convaincu qu'un grand avenir est réservé à vos découvertes malgré la force de la routine et de l'ignorance.

Dr T…, Remiremont.

… Je souffrais d'une neurasthénie fort aiguë depuis 2 ans .Grâce à votre excellente méthode, j'ai pu guérir, et cela très rapidement puisque, après la première séance, mon état s'était déjà modifié.

L'état physique s'est également amélioré et actuellement je me trouve très bien sous tous les rapports.

Mlle R…, Issy-les-Moulineaux.

… Permettez-moi de vous adresser ces quelques lignes pour vous remercier du bon résultat que j'ai obtenu en lisant votre livre intitulé « La Maîtrise de soi-même. » Pendant plusieurs années, je souffrais de maux d'oreilles ainsi que de plusieurs autres malaises accompagnés d'un état nerveux qui me poussait à la folie d'en finir avec la vie. Ayant entendu parler de votre méthode, je ne tardai pas à me procurer votre livre. Au premier abord, je ne saisis pas, étant trop troublée par mon état nerveux, mais cela m'empêcha pas d'employer matin et soir la phrase «tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Tout de suite, je me sentis plus calme, mon esprit devint lucide et ce fut comme une révélation le jour où je saisis complètement votre méthode. Je l'ai analysée et si bien comprise que me voici guérie physiquement et surtout moralement. J'en éprouve un si grand bonheur que je ne puis résister au désir de vous en faire part.

Mme E. de R…, New-York.

… Voici mes examens passés. Je me hâte de vous dire que j'ai complètement réussi, grâce à votre excellente méthode et aussi grâce à vous. Je n'ai été nullement émotionné comme c'était mon habitude et mes réponses ont été claires et précises.

C…, Marseille.

… J'ai le plaisir de vous dire que, depuis septembre 1922, date où j'ai eu le plaisir de vous voir, mon fils n'a plus eu de crises d'asthme comme auparavant. Il se porte à merveille et dort très bien.

Mme L…, Lille.

… Je vous écris pour vous remercier du grand bien que m'a procuré votre livre. J'étais atteint d'une dépression nerveuse qui déterminait chez moi une neurasthénie profonde. J'étais devenu incapable de diriger convenablement ma vie quand je vis une revue parlant de votre livre et je l'achetai. Je le lus et me mis à pratiquer la méthode d'autosuggestion y indiquée, ce qui me procura un bien immédiat. Maintenant je suis tout à fait frais, dispos et joyeux et je suis devenu optimiste.

J'ai passé votre méthode à de nombreuses personnes qui, pour la plupart, en ont tiré un grand profit. Plus j'y réfléchis, plus je suis émerveillé de son efficacité et de sa simplicité. Le pouvoir, pour ainsi dire, illimité que nous avons en nous-mêmes nous rend réellement maîtres de notre destinée.

P. F…, Canley Vale, Australie.

… Au retour du voyage à Nancy, une amélioration s'était déjà produite chez ma fille, mais quelques petites rechutes sont survenues. Après chacune des rechutes, ma fille s'est ressaisie. Elle disait : « C'est un tour de mon inconscient mais cela passera. »

En effet, le mieux s'est produit, réel et durable. Depuis un mois surtout, ma fille redevient comme auparavant. Nous allons chez des amis, pas d'appréhension; elle va aussi chez le dentiste où, à plusieurs reprises, elle a dû attendre son tour, ce qu'elle fait avec la plus grande confiance, car elle a une foi absolue dans votre excellente méthode qui nous fait également à ma femme et à moi le plus grand bien.

F…, Auxerre.

… J'ai souffert pendant trois ans d'épouvantables crises d'asthme qui me prenaient à peu près tous les mois et m'obligeaient à garder le lit pendant quinze jours; j'étais alors dans l'impossibilité complète de faire le moindre mouvement sans éprouver de grandes souffrances. J'ai eu en septembre dernier la dernière crise. Je restai alors avec une oppression moins forte sans doute, mais presque continuelle, et pour cette raison, très pénible. J'en arrivais parfois à regretter les crises aiguës qui du moins me laissaient entre elles quelques jours de répit. Toute nourriture augmentait l'oppression et j'avais le chagrin de ne pouvoir vivre de la vie de tout le monde. J'étais dans cet état depuis plus de quatre mois lorsque, vers le 15 janvier, l'on me fit connaître votre méthode. Après quelques jours d'hésitation et de doute, je me suis dit que, puisque d'autres avaient été guéris de la maladie dont je souffrais, il n'y avait pas de raison pour que je ne le sois pas aussi. Je me mis à répéter avec ardeur vingt fois matin et soir « tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Dans la journée, tout en allant et venant je redisais souvent : « je vais mieux, je vais mieux, etc. ».

Dix jours de l'application de cette méthode s'étaient à peine écoulés qu'un mieux très sensible se marquait dans ma respiration. Je respirais beaucoup plus librement.

Je continuai la méthode avec plus d'ardeur et de confiance que jamais. Le mieux s'est de plus en plus accentué depuis janvier et sans aucune rechute. Aujourd'hui, je suis presque complètement guérie. De loin en loin seulement, j'éprouve encore une légère oppression en montant une côte ou un escalier; mais j'espère bien faire disparaître tout à fait ces derniers mauvais souvenirs de ma maladie.

J'ai repris ma vie normale, je sors comme tout le monde, je fais des promenades de dix et quinze kilomètres dans la campagne sans essoufflement, je prends part à toutes les réunions de parents et d'amis, je puis voyager comme bon me semble, choses que je ne pouvais plus faire depuis près de quatre ans. Il me semble que je recommence une nouvelle vie…

Mlle M. C…, Bergues.

… Au printemps de 1916, dans les tranchées de Loos, je fus frappé sur le côté gauche de la tête par un éclat de grenade, ce qui détermina une paralysie presque totale de mon côté droit. Je ne pouvais plus faire aucun mouvement ni avec la jambe droite ni avec le bras droit. Le goût et l'odorat étaient très émoussés et mon poids tombait à 98 livres. Ma mémoire était affaiblie et je parlais avec beaucoup de difficulté. Pendant les six années qui suivirent, je fus soigné dans différents hôpitaux, mais la paralysie résista aux massages, aux bains, à l'électricité, à la chaleur et à la lumière. Cependant, pendant ce laps de temps, mon poids remonta à 126 livres. En novembre 1921, je lus l'ouvrage de Charles Baudouin sur l'autosuggestion et aussitôt je me sentis attiré par l'œuvre de l'École de Nancy. Ma femme m'amena dans cette ville dans un fauteuil roulant, ce qui était mon mode de locomotion habituel, car je ne pouvais que très peu marcher à l'aide d'une canne et en traînant la jambe; en même temps, je portais mon bras droit en écharpe. À ma première visite, M. Coué me dit que ma guérison, si elle était possible, serait forcément très longue. Quoiqu'il ne l'avouât pas, il la croyait alors impossible. Il dit à ma femme de me faire de la suggestion la nuit, pendant mon sommeil. Tout de suite, mon appétit revint et je digérai tous mes aliments. Depuis ma blessure, je ne mangeais que très peu et je souffrais des nerfs. Je me mis à dormir huit heures toutes les nuits, tandis que dans les hôpitaux, j'avais dormi en moyenne deux heures. Pendant les trois premiers mois, mon poids augmenta d'environ 28 livres. Le goût et l'odorat commencèrent à revenir et ma femme remarqua que, pendant le sommeil, je faisais de légers mouvements avec mes doigts et ma jambe. Ce fut seulement en novembre 1922 qu'apparurent les premiers signes visibles d'amélioration de la paralysie. J'arrivai à soulever mon pied, je pus remuer tous les doigts et lever le bras.

Mes progrès se firent plus marqués de jour en jour et maintenant je me considère comme guéri. Je suis plus heureux que je ne puis le dire d'avoir retrouvé la santé là où je l'avais perdue, en France, et par l'aide d'un Français.

R…, New-York.

Nota. - Depuis que cette lettre a été écrite, la guérison est devenue complète : l'ex-malade peut actuellement danser et jouer au golf et au tennis.

Je suis venu à Nancy en octobre dernier et ai assisté à environ dix séances. Je souffrais d'une extrême faiblesse due à un trouble thyroïdien et aussi depuis quelque temps d'une grande anémie. Je me sentais trop malade et trop indifférent pour désirer revenir à la santé; néanmoins je commençai à pratiquer votre méthode. Je dois avouer que je n'obtins d'abord aucune amélioration sensible. Au bout de deux mois cependant, je me sentis tout à coup bien mieux et depuis ce moment l'amélioration s'est continuée lentement mais sans arrêt. Ma neurasthénie a complètement disparu et l'extrême faiblesse qui faisait de ma vie un fardeau a presque disparu. J'ai maintenant trente-deux ans et je puis dire que je me sens mieux que je ne me suis jamais senti depuis l'âge de quinze ans. Mon soulagement moral est considérable. Il n'y a plus maintenant de ces luttes au cours desquelles je me débattais désespérément en vain. Je vois clairement que votre méthode est le vrai moyen qui conduit aisément au succès.

L'ancien conflit entre mon imagination et ma volonté n'existe plus; celles-ci travaillent harmonieusement ensemble et le soulagement que j'éprouve est plus grand qu'on n'aurait pu jamais l'imaginer.

(Traduit de l'anglais.) L. C…, Heckmondwike.

… Je crois de mon devoir de vous écrire pour vous remercier du grand bien que vous m'avez fait. Depuis trois ans, je souffrais à un tel point de la vessie et de troubles utérins que la vie était devenue pour moi un fardeau. J'avais consulté plusieurs docteurs mais sans obtenir aucun soulagement. Un jour je reçu votre livre d'un ami qui avait profité merveilleusement de votre traitement et je bénis le jour où je connus votre méthode, car j'ai commencé à m'améliorer aussitôt. Voilà cinq mois que je suis votre traitement, maintenant je suis presque tout à fait bien et la vie me semble de nouveau digne d'être vécue. Je ne pourrai jamais assez vous exprimer mes remerciements. Tout ce que je puis faire, c'est de dire à ceux qui souffrent les résultats que j'ai obtenus grâce à votre méthode.

(Traduit de l'anglais.) S. G…, Londres

… J'étais atteinte depuis quatre ans d'une conjonctivite grave. J'étais allée voir plusieurs médecins, mais sans obtenir aucun résultat. Le dernier que je suis allée voir m'a déclaré que ma maladie était incurable. Je suis cependant guérie maintenant grâce à votre méthode qui seule a réussi où tous les autres traitements avaient échoué.

Mme S. R…, Lunéville.

… J'avais demandé un mois de congé pour assister à vos séances. J'avais tout le tube digestif malade ainsi que le système nerveux. Dès le début, le mieux a été très sensible, ce qui m'a fait abandonner complètement mon régime un peu imprudemment et m'a occasionné de nouveaux maux d'estomac et d'intestins. C'est à ce moment que j'ai quitté Nancy et que vous m'avez conseillé d'aller assister mercredi à la séance de Mlle Villeneuve. J'ai continué l'autosuggestion et suis maintenant complètement débarrassée d'une entérite vieille de quinze à dix-huit ans et de mes maux d'estomac. Mon système nerveux s'est un peu amélioré et malgré le surcroît de travail de fin d'année je vais beaucoup mieux que je n'ai été depuis des années.

Naturellement, je fais connaître la méthode aux gens susceptibles de la comprendre. J'en ai parlé avec chaleur à l'un des mes frères, médecin et sceptique par ignorance ou plutôt par connaissance incomplète de la méthode. Il a été très étonné du résultat obtenu, car il me voyait très malade depuis plusieurs années, m'avait radiographiée et connaissait le mauvais fonctionnement de mes organes.

E. Ch…, Paris

… Personnellement, la science de l'autosuggestion, car je considère que c'est uniquement une science, m'a rendu de grands services; mais je dois à la vérité de déclarer que si je continue à m'y intéresser particulièrement, c'est parce que j'y trouve un moyen d'exercer la charité parfaite.

En 1915, lorsque j'ai assisté pour la première fois au cours de M. COUÉ, j'avoue que j'étais totalement incrédule.

Devant les faits, cent fois répétés en ma présence, j'ai dû me rendre à l'évidence et reconnaître que l'autosuggestion agissait toujours, à des degrés divers, bien entendu, sur les maladies organiques. Les seuls cas (et bien rares) où je l'ai vue échouer, sont des cas nerveux, des cas de neurasthénie ou de maladies imaginaires.

Inutile de vous redire ici que M. COUÉ, comme vous d'ailleurs, chère Mademoiselle, mais plus que vous encore, insiste sur ce point : « qu'il ne fait jamais de miracles, qu'il ne guérit personne, mais enseigne aux gens à se guérir eux-mêmes ». J'avoue qu'à ce point de vue, je reste un peu incrédule, car si M. COUÉ ne guérit pas, il aide puissamment à la guérison, en rendant « du cœur » aux malades, en leur apprenant à ne jamais désespérer, en les relevant, en les menant… plus haut qu'eux-mêmes dans des sphères morales que la majorité de l'humanité, toute plongée dans le réalisme grossier, n'a jamais entrevues.

Plus j'approfondis la bonne autosuggestion, mieux je comprends la divine loi de confiance et d'amour que le Christ nous a prêchée : « Aimer son frère ! » et, en donnant un peu de son cœur et de sa force morale, l'aider à se relever s'il est tombé, à se guérir s'il est malade. Voilà bien le « don de Dieu »dont Jésus parlait à la Samaritaine. Voilà bien aussi, à mon point de vue chrétien, l'application de la bonne autosuggestion que je considère comme une science bienfaisante et consolante qui nous fait mieux comprendre qu'étant tous les enfants de Dieu, nous avons en nous des forces insoupçonnées qui, bien dirigées servent à nous élever moralement et à nous guérir physiquement.

Que ceux qui ne connaissent pas ou connaissent mal votre science ne la jugent pas avant d'avoir vu les résultats qu'elle donne et le bien quelle fait.

Veuillez me croire votre fidèle admiratrice.

Mme D…, Nancy.

La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente
0 - Introduction - L'importance de la Maîtrise
1 - L'Autosuggestion Consciente
2 - L'être Conscient et l'Etre Inconscient
3 - Volonté et Imagination
4 - Suggestion et Autosuggestion
5 - Emploi de l'Autosuggestion
6 - Comment Procéder
7 - Suggestion Curative
8 - Autosuggestion Consciente
9 - Supériorité de la Méthode
10 - Comment agit la Suggestion
11 - Emploi de la suggestion - Guérison
12 - Cas de Guérison
13 - Conclusion
14 - Autosuggestion - Observations
15 - Lettres à Emile Coué
16 - Pensées et Préceptes
17 - Conseils et Enseignements
18 - Séances
19 - Notes sur le Voyage
20 - Tout à Tous
21 - Le Miracle en Soi
22 - L'Education
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