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Octobre 2011 - Fin du Calendrier Maya
October 28th, 2011 - End of the Mayan Calendar
La Méthode Coué
La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente
17 -
Conseils, Enseignements à ses Elèves et Disciples
Recueillis littéralement par Mme Émile LÉON
| Les conseils à
suivre pour déterminer de bonnes autosuggestions chez les malades sont
courts mais suffisants quand ils sont bien suivis : Être sûr de
soi et le montrer par le ton de sa voix, être très simple dans
ses manières et dans la façon de s'exprimer, être cependant
très affirmatif et sembler commander au malade. Ma suggestion générale, dite d'une voix monotone, détermine chez les malades une légère somnolence qui permet à mes paroles de mieux pénétrer dans leur inconscient. Faites que vos paroles encouragent chez le malade un sentiment de rapport amical et de confiance entière; il aimera les expériences et vous donnera toute l'attention dont vous aurez besoin. Après que vous aurez fait naître en lui une condition mentale telle qu'il se sente satisfait et en bonnes dispositions, et que vous lui aurez montré que vous êtes son ami, vous réussirez facilement. Quelle que soit la personne que vous ayez entre les mains, vous devrez en faire quelque chose et avoir la conviction absolue que vous en ferez quelque chose. Dites-vous bien que tous les rôles que vous désirez remplir, vous êtes capables de les remplir, non seulement convenablement mais supérieurement, à condition qu'ils soient raisonnables, naturellement. Lorsqu'on vous jettera un regard froid ou mécontent, ou que vous ne vous sentirez pas sympathique, cela ne vous troublera pas, ne vous enlèvera pas vos moyens habituels; cela les doublera au contraire, les triplera, vous exaltera et vous vous direz : « Cette personne à qui je ne suis pas sympathique va être attirée par moi, je lui deviendrai sympathique », et, d'autre part, toute manifestation hostile glissera sur vous et vous sera indifférente. Vous savez par la tradition que certains martyrs sont morts le sourires aux lèvres. Eh bien ! ces martyrs, malgré les supplices les plus atroces, ne souffraient pas. Ayant devant les yeux de leur imagination la couronne qui les attendait au ciel, ils éprouvaient à l'avance les joies célestes qui allaient être leur lot et ils ne sentaient rien. Je ne dis pas de paroles inutiles et ne permets pas qu'on en dise. Vous êtes neurasthénique : je sais mieux que vous ce que vous avez, et vous souffrez beaucoup, (les neurasthéniques sont contents qu'on leur dise qu'ils souffrent), nous allons voir à vous guérir. Mettez-vous dans l'esprit que vous devez obtenir tel résultat et vous trouverez les moyens nécessaires pour y arriver, et sans chercher, ce qu'il y a de plus curieux. Si vous trouvez que c'est de votre devoir d'amener certaines personnes aux séances, vous trouverez des paroles pour les décider à venir, même pour leur en donner le désir. Plus je vais, plus je vois qu'il ne faut pas forcer même l'attention; je cherche à imiter la nature par l'observation. Plus un enseignement est simple et court, meilleur il est. Ne pas chercher à se faire des suggestions diverses : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux », répond à tout. Une personne avait une main fermée depuis de deux ans, malgré les traitements des médecins. Le docteur X la lui a fait ouvrir instantanément, en mettant en elle la pensée : JE PEUX. Ne jamais plaindre une personne malade ! On me dira : «Oh! vous avez le cur dur.» - C'est dans votre intérêt, cela vous ferait du mal que je vous plaigne. J'emploie des termes non pas vulgaires, mais familiers : ils ont plus de force. Parler de la voix basse de quelqu'un qui est habitué à être obéi. Je dis que notre voix est ce que nous la faisons, qu'elle est susceptible d'être cultivée, que nous devons la cultiver et que quiconque veut s'en donner la peine peut acquérir une bonne voix. Le sujet veut faire telle chose, mais, s'imaginant qu'il n'en est pas capable, il fait exactement le contraire de ce qu'il veut. Le vertige est un exemple frappant de ce que j'avance: Une personne côtoie un précipice sur un sentier étroit, elle ne pense d'abord à rien; brusquement l'idée lui vient qu'elle pourrait peut-être tomber dans l'abîme. Si elle a le malheur de regarder de ce côté, elle est perdue; l'image de la chute se fait dans son esprit, elle se sent attirée par une force invisible qui augmente avec les efforts qu'elle fait pour résister, elle y cède et va se briser au fond du gouffre. Telle est la cause de la plupart des accidents de montagne. CE QUI SE PRODUIT AU PHYSIQUE SE PRODUIT AUSSI AU MORAL, ET LES PENSÉES MALSAINES SONT COMME UNE SORTE D'ABÎME QUI DÉTERMINE LA CHUTE DE CELUI QUI NE SAIT PAS S'Y SOUSTRAIRE. L'influence de l'esprit sur le corps existe, j'ajouterai même qu'elle est infiniment plus grande qu'on ne le pense communément. Elle est immense, incommensurable : nous la voyons déterminer quelquefois des contractures ou des paralysies qui peuvent n'être que passagères, mais qui aussi peuvent durer toute la vie, si des circonstances particulières ne viennent pas changer l'état psychique des malades. Témoin une femme à Paris, enfermée dans sa chambre depuis 11 années, que j'ai fait lever, marcher et courir. Je ne veux pas dire que la volonté n'est pas une force. Au contraire, c'est une grande force; mais elle se retourne presque toujours contre nous. Il faut vous mettre dans cet état d'esprit : « Je désire telle chose et je suis en train de l'obtenir », et comme vous ne faites pas d'efforts, vous réussirez. Vous vous créez des symptômes que vous imaginez être ceux de la maladie que vous croyez avoir. Dites à votre mal : « TU M'AS EU, TU NE M'AURAS PLUS. » Répétez 20 fois, matin et soir : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux, » c'est le même remède pour tout le monde, et si simple et facile, trop simple ! n'est-ce pas ? et pourtant, ceci est très important : si vous avez la pensée que vous êtes malade, vous le serez; si vous pensez que la guérison vient, elle se produit. Et c'est la certitude qui fait qu'on l'obtient, non pas l'espérance. Il est très facile aux parents de faire disparaître les défauts chez les enfants et de faire apparaître les qualités opposées, et ils y réussissent en leur répétant toutes les nuits 20 ou 25 fois, durant leur sommeil, ce qu'ils désirent d'eux : que les mamans et les papas considèrent cela comme un devoir vis-à-vis de leurs enfants; c'est une nourriture physique, et ils ont soin de leur donner à manger L'éloge est un stimulant, mais non quand il est exagéré. Le reproche est un stimulant pour l'individu; à continuer, le reproche paralyse. J'emploie des circonlocutions qui ne peuvent pas blesser, j'englobe le reproche dans une phrase; les gens n'en prennent pas ombrage, parce qu'ils sentent bien que je ne leur fais pas de reproches. On se fait les reproches à soi-même; quand d'autres vous les font, ils vous irritent. Je ne fais pas de reproches, JE CONSTATE. 27-2-1917. Oui, depuis hier, j'ai franchi le cap de la soixantaine et suis en train de devenir septuagénaire, mais si une bombe ou un 380 ne me rencontre pas sur son chemin, je ne m'arrêterai pas là et les années me sembleront légères. C'EST L'IDÉE QUE JE ME FAIS ET ELLE SE RÉALISERA. La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente 0 - Introduction - L'importance de la Maîtrise 1 - L'Autosuggestion Consciente 2 - L'être Conscient et l'Etre Inconscient 3 - Volonté et Imagination 4 - Suggestion et Autosuggestion 5 - Emploi de l'Autosuggestion 6 - Comment Procéder 7 - Suggestion Curative 8 - Autosuggestion Consciente 9 - Supériorité de la Méthode 10 - Comment agit la Suggestion 11 - Emploi de la suggestion - Guérison 12 - Cas de Guérison 13 - Conclusion 14 - Autosuggestion - Observations 15 - Lettres à Emile Coué 16 - Pensées et Préceptes 17 - Conseils et Enseignements 18 - Séances 19 - Notes sur le Voyage 20 - Tout à Tous 21 - Le Miracle en Soi 22 - L'Education |
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