La Méthode Coué
La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente
18 - Un
Aperçu des « Séances » chez M. Coué
Par Mme Émile LÉON
| La ville vibre à
ce nom, car de tous les rangs de la société on vient à lui
et chacun est accueilli avec une bienveillance égale pour tous, ce qui
est déjà un réconfort pour beaucoup; mais ce qui est
profondément empoignant, c'est, à l'issue de la séance, de
voir des gens qui, arrivés sombres, contractés, presque hostiles
(ils souffrent) partent, comme tous les autres, détendus, joyeux,
parfois rayonnants (ils ne souffrent plus !) - Avec une bonhomie souriante et
forte dont il a le secret, M. Coué tient, pour ainsi dire, le cur
de tous ses consultants dans sa main; il s'adresse successivement aux
nombreuses personnes qui viennent à ses séances et leur parle en
ces termes : « Eh bien! Madame, qu'est-ce que nous avons ?... « Oh! vous cherchez trop les pourquoi et les parce que; que vous importe la cause de votre douleur ? Vous souffrez, cela suffit Je vous apprendrai à faire passer cela... « Et vous, Monsieur, votre plaie variqueuse va déjà mieux. C'est bien, c'est très bien, savez-vous, pour deux fois que vous êtes venu; je vous félicite du résultat obtenu. Si vous continuez à bien faire votre autosuggestion, vous ne tarderez pas à être guéri Il y a dix ans que vous avez cette plaie, dites-vous ? Qu'est-ce que cela peut faire ? Vous l'auriez depuis vingt ans et plus qu'elle se guérirait tout de même. « Et vous, vous n'avez obtenu aucune amélioration? Savez-vous pourquoi ? Tout simplement parce que vous manquez de confiance en vous. Quand je vous dis que cela va mieux, cela va mieux, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Parce que vous croyez en moi. Croyez donc en vous-même et vous obtiendrez le même résultat. « Oh! Madame, pas tant de détails, je vous en prie. En cherchant les détails, vous les créez, et il faudrait une liste longue d'une aune pour contenir toutes les choses dont vous souffrez. En somme, c'est le moral qui est malade chez vous. Eh bien ! mettez-vous dans l'esprit qu'il est en train de se guérir et il se guérira. Je vous apprendrai à le faire. C'est d'une simplicité évangélique « Vous avez des crises nerveuses tous les huit jours. C'est bien : à partir d'aujourd'hui vous ferez ce que je vous dirai et vous ne les aurez plus. « Vous êtes constipée depuis longtemps? Qu'est-ce que cela peut faire? Il y a quarante ans, dites-vous? J'ai bien entendu; mais il n'en est pas moins vrai que vous pouvez être guéri demain; vous m'entendez, demain, à la condition, naturellement, de faire exactement ce que je vous dirai de faire et comme je vous dirai de le faire « Ah ! vous avez un glaucome, Madame. Pour cela, je ne puis vous promettre la guérison, car je n'en suis pas sûr. Mais cela ne veut pas dire que vous ne guérirez pas, car j'ai vu le cas se produire chez une dame de Chalon-sur-Saône et une autre de Toul « Eh bien ! Mademoiselle, puisque vous n'avez pas eu vos crises nerveuses depuis que vous êtes venue, alors que vous en aviez tous les jours, vous êtes guérie maintenant. Revenez quelquefois néanmoins pour que je vous maintienne dans la bonne voie « Votre oppression disparaîtra avec les lésions qui disparaîtront quand vous assimilerez bien : cela va venir, mais il ne faut pas mettre la charrue devant les bufs ; il en est de l'oppression comme des affections du cur, elle diminue généralement très vite « La suggestion ne vous empêche pas de suivre votre traitement habituel Et pour la tache que vous avez sur l'il, elle se guérit peu à peu, l'opacité et la grandeur diminuent chaque jour À un enfant (net et impératif) : « Ferme les yeux, je ne te parle pas de lésions ni d'autre chose, tu ne comprendrais pas; le bobo que tu as dans la poitrine s'en va, tu n'a plus envie de tousser. » (Explication) : Il curieux de constater que tous les bronchiteux chroniques sont immédiatement soulagés et que leur symptômes morbides disparaissent rapidement. Les enfants sont des sujets très faciles et très obéissants; presque toujours leur organisme obéit immédiatement à la suggestion. À une personne qui se plaint de fatigue : « Eh bien ! moi aussi; il y a des jours où cela me fatigue de recevoir, je reçois tout de même et toute la journée. Ne dites pas : « Je ne peux pas m'en empêcher. On peut toujours se surmonter. » (Explication) : L'idée de fatigue entraîne nécessairement la fatigue et l'idée d'un devoir à accomplir donne toujours la force nécessaire pour le remplir; l'esprit peut et doit rester maître de la bête. « Cette cause qui vous empêche de marcher, quelle qu'elle soit, doit tendre à disparaître petit à petit; vous connaissez le proverbe : Aide-toi; le ciel t'aidera. Restez debout deux ou trois fois par jour en vous appuyant sur deux personnes et dites-vous bien, non que vos reins sont trop faibles, mais que vous pourrez « Après avoir dit : Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux, ajoutez : les personnes qui me poursuivent ne peuvent plus me poursuivre, elles ne me poursuivent plus « Ce que je vous disais est bien vrai; il vous a suffi de penser que vous n'aviez plus mal pour que le mal disparaisse; ne pensez donc pas qu'il peut revenir, car il reviendrait (Une femme à demi-voix : « Il a de la patience, quel homme dévoué ! ») - TOUT CE QUE NOUS PENSONS DEVIENT VRAI POUR NOUS. IL NE FAUT DONC PAS SE PERMETTRE DE PENSER MAL. « Pensez : MON MAL S'EN VA, COMME VOUS PENSEZ QUE VOUS NE POUVEZ PLUS OUVRIR LES MAINS. Plus vous dites : je ne veux pas, plus la chose se produit. Il faut dire : cela s'en va, et le penser. Fermez le poing et pensez bien : je ne peux plus ouvrir, essayez ! (le sujet ne le peut pas), vous voyez ce qu'elle vous fait votre volonté ! (Explication) : Ceci est le point essentiel de la Méthode. Pour se faire de la suggestion, il faut éliminer complètement la volonté et ne s'adresser qu'à l'imagination, afin d'éviter entre ces deux forces une lutte dont la volonté sortirait vaincue. « Affirmer qu'on prend des forces en prenant des années, peut sembler paradoxal, et cependant, cela est vrai. « Pour le diabète employez d'abord les moyens thérapeutiques; je veux bien vous faire de la suggestion, mais je ne vous promets pas de vous guérir. (Explication) : J'ai vu plusieurs fois le diabète se guérir complètement, et, chose plus extraordinaire encore, l'albumine diminuer et même disparaître de l'urine de certains malades. « Cette hantise est un véritable cauchemar. Les gens que vous détestiez deviennent vos amis, vous les aimez et ils vous aiment. « Ah! mais vouloir et désirer ce n'est pas la même chose. Après avoir prié les malades de fermer les yeux, M. COUÉ leur adresse le petit discours suggestif que l'on trouvera dans la « Maîtrise de Soi-même ». Ensuite, s'adressant de nouveau à chacun en particulier, il lui dit quelques mots sur son cas : Au 1er : « Pour vous, Monsieur, qui avez des douleurs, je vous dis qu'à partir d'aujourd'hui quelle que soit la cause qui les détermine, qu'on l'appelle arthritisme ou qu'on lui donne tout autre nom, votre inconscient fait le nécessaire pour qu'elle disparaisse peu à peu, et la cause disparaissant, les douleurs vont s'atténuer progressivement, et dans peu de temps elles n'existeront plus qu'à l'état de souvenir. » À la 2e personne : « Votre estomac fonctionne mal, il est plus ou moins dilaté. Eh bien ! comme je vous l'ai dit tout à l'heure, les fonctions du tube digestif vont s'effectuer de mieux en mieux, et j'ajoute que votre dilatation d'estomac va disparaître peu à peu. Progressivement votre organisme va redonner à votre estomac la force et l'élasticité qu'il avait perdues, et au fur et à mesure que ce phénomène se produira, l'estomac se rapprochera de sa forme primitive et exécutera de plus en plus facilement les mouvements voulus pour faire passer dans l'intestin les aliments qu'il renferme. En même temps la poche formée par l'estomac relâché diminuera de volume, les aliments ne stagneront plus dans cette poche, et, par conséquent, les fermentations finiront par disparaître totalement. » À la 3e : « Pour vous, Mademoiselle, je vous dis que, quelles que soient les lésions que vous pouvez avoir au foie, votre organisme fait le nécessaire pour que ces lésions diminuent chaque jour et, au fur et à mesure qu'elles se cicatrisent, les symptômes dont vous souffrez vont en s'atténuant et en disparaissant. Votre foie fonctionne donc d'une manière de plus en plus normale, il sécrète une bile alcaline et non plus acide, en quantité voulue, de qualité voulue, qui trouve son écoulement naturel dans l'intestin et favorise la digestion intestinale » À la 4e : « Mon enfant, tu m'entends bien : chaque fois qu'une crise semblera vouloir venir, tu entendras ma voix qui te dira aussi promptement que l'éclair : non. non, mon ami, tu n'auras pas ta crise, et celle-ci disparaîtra avant d'être venue » À la 5e : « Je vous ai dit et je vous répète, Monsieur, que votre plaie variqueuse doit se guérir; à partir d'aujourd'hui il va se former au fond de votre plaie une série de bourgeons charnus accolés les uns aux autres qui, en grandissant peu à peu, vont combler le trou existant. En même temps les rebords de cette plaie se rapprocheront dans tous les sens, aussi bien en hauteur qu'en largeur. Il arrivera donc un moment où ses rebords se toucheront, ne formeront plus qu'un point ou qu'une ligne, ce point ou cette ligne se cicatrisera et la guérison sera obtenue. » À la 6e : « Vous avez une hernie, dites-vous. Eh bien ! elle peut, elle doit se guérir. Votre inconscient va faire en sorte que la déchirure qui existe dans votre péritoine se cicatrise peu à peu. Le trou deviendra chaque jour de moins en moins large, finalement il se fermera complètement et vous n'aurez plus de hernie. » À la 7e : « Quant à vous, Monsieur, qui avez une affection des yeux que je crois guérissable, je vous dis qu'à dater d'aujourd'hui les lésions que vous avez dans les yeux vont commencer à se guérir, et, au fur et à mesure qu'elles se guériront, vous constaterez que vos yeux deviennent meilleurs, que vous voyez de plus en plus loin et de plus en plus nettement. » À la 8e : « Vous avez, m'avez-vous dit, un eczéma (ou une affection de la peau). Cette affection doit disparaître rapidement, je dis rapidement, vous m'entendez. Donc, la cause qui détermine cette affection va disparaître peu à peu et, naturellement, la cause disparaissant, le mal va disparaître en même temps. Si vous éprouvez dans les partie malades, de la cuisson, de la démangeaison, de la brûlure, vous constaterez que ces symptômes diminuent tous les jours; s'il y a du suintement, ce suintement va devenir chaque jour de moins en moins abondant, et enfin, au fur et à mesure que votre épiderme tombera sous forme d'écailles nacrées, ressemblant plus ou moins à du son, il se trouvera remplacé par un épiderme souple, de coloration normale qui donnera à la peau la souplesse et la coloration qu'elle doit avoir normalement. » À la 9e : Explication analogue pour le rein flottant et la descente de l'utérus dont les ligaments allongés reprennent progressivement leur longueur primitive. À la 10e : « L'inflammation intestinale (entérite) dont vous souffrez diminue peu à peu et, en même temps, les glaires et les membranes qui accompagnent parfois vos matières deviennent de plus en plus rare rares, jusqu'au jour où elles auront complètement disparu et où la guérison sera venue. » À la 11e : « Votre sang devient chaque jour de plus en plus riche, de plus en plus rouge, de plus en plus généreux; il reprend de plus en plus les caractères du sang d'une personne qui se porte bien. Dans ces conditions l'anémie disparaît peu à peu en entraînant avec elle le cortège d'ennuis qu'elle traîne à sa suite. » À la 12e : « Chaque fois que vous commencez à éprouver de la douleur, tout de suite, tout de suite : « Ça passe », vite, très vite, comme un feu de barrage; il faut que vous appreniez à vous servir de l'autosuggestion et quand vous aurez eu plusieurs leçons, vous n'aurez plus besoin de moi; à moins que vous ne croyiez que vous en avez encore besoin. » À la 13e : « Les expériences sont très réussies. Si vous n'obtenez pas le sommeil, c'est que vous faites des efforts; il vous suffit de dire : « Je vais dormir, je vais dormir », en bourdonnant comme une abeille qui vole, et si ce procédé ne réussit pas, c'est que vous l'employez mal. » À la 14e : « Tout ce qui est périodique, on se le donne: à un certain moment toutes les dames avaient des vapeurs; elles avaient entendu dire à 10 ans et après : la tante Gertrude ou la cousine Germaine en a eu; dès lors elles se disaient : « Moi j'en ai aussi. » À la 15e : Dire : « Pourvu que je n'aie pas la migraine », c'est dire : « J'aurai la migraine ». À la 16e: « Vous êtes constipée parce que vous pensez que vous l'êtes; si vous pensez le contraire, c'est le contraire qui se produira. » À la 17e : « Vos frayeurs, vos phobies puériles doivent disparaître; vous avez en vous l'instrument de votre guérison : chassez-les, faites-les tomber comme les miettes d'une table. Personne au monde ne peut avoir d'influence sur vous que si vous le PER-MET-TEZ. » Ne venez pas me dire la prochaine fois que cela ne va pas mieux, cela doit aller mieux, et n'employez jamais la volonté, ne prononcez pas le mot : « Je veux »; je vous le défends (si j'ai quelque chose à vous défendre). » À la 18e : « Si vous vous êtes cassé un os, allez bien vite à l'hôpital, la suggestion ne remet pas les os, mais elle agit sur les organes, les muscles, etc. » À la 19e : « Suivez-vous votre régime pour l'albumine? » Sujet. - « Je n'aime pas le laitage. » M. Coué. - « Eh bien! Figurez-vous que vous l'aimez. » À la 20e : « Pour les démangeaisons (troisième visite) mettez-vous bien dans l'esprit qu'elles ne reviendront jamais. Si vous commencez à les craindre, elles fondront sur vous; et, même si vous allez bien, continuez à venir me voir de temps en temps pour que je vous donne le coup de fouet nécessaire pour vous maintenir dans le bon chemin. » À la 21e : Sujet : - « On peut se forcer de penser, Monsieur ? » M. Coué : - « On n'a pas besoin de se forcer en vivant la « Méthode », cela vient tout naturellement; c'est la même chose pour moi, vous savez. » À la 22e : Sujet : - « Peux pas dire : J'peux pas quand je pense je peux ! » M. Coué : - « Faites ce que je vous dis, c'est moi qui vous donne une leçon et non pas vous qui me la donnez. » À la 23e : « Vous avez une bronchite et vous prenez des pastilles Valda pour vous calmer, vous faites bien. La suggestion fera disparaître les lésions. » À la 24e : « Vous avez vu le docteur ? Suivez bien exactement le régime qu'il vous a dit de suivre. En même temps faites vous de la suggestion, l'un n'empêche pas l'autre, au contraire, et je vous en ferai aussi. » À la 25e : « Il n'y a pas de guérisseur ici, mais un monsieur qui vous enseigne ce que vous devez faire pour vous guérir. » À la 26e : « Quelle que soit la cause qui détermine les maux de tête dont vous souffrez, votre organisme fait en sorte que cette cause disparaisse progressivement, et, naturellement, au fur et à mesure qu'elle disparaîtra, vous constaterez que vos migraines sont de plus en plus rares, de moins en moins violentes jusqu'au jour prochain où elles auront complètement disparu. Vous sentez, du reste, que chaque fois que ma main passe sur votre front, elle entraîne avec elle une partie de la douleur que vous éprouvez, et dans un instant, lorsque vous ouvrirez les yeux, vous constaterez qu'elle a complètement disparu. » À la 27e : « J'étouffe, surtout à la chaleur. » M. Coué : - « Vous avez vu le docteur ? » Sujet : - « Dix docteurs. Ils ont dit : C'est nerveux, mais m'ont laissé mon mal. » M. Coué : - « Oui, c'est nerveux, mais nous vous aiderons à le faire passer. » Lorsque tout le monde a été passé en revue, M. COUÉ dit aux assistants d'ouvrir les yeux et il ajoute : « Vous avez entendu les conseils que je viens de vous donner. Pour les transformer en réalités, voici ce qu'il faudra faire: Tous les matins, au réveil, et tous les soirs, aussitôt au lit, fermer les yeux et, sans chercher à fixer son attention sur ce que l'on dit, prononcer avec les lèvres, assez haut pour entendre ses propres paroles et en comptant sur une ficelle munie de vingt nuds, la phrase suivante : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Les mots « à tous points de vue » s'adressant à tout, il est inutile d'avoir recours à des suggestion particulières. Faire cette autosuggestion d'une façon aussi simple, aussi enfantine, aussi machinale que possible, par conséquent sans le moindre effort. En un mot, la formule doit être répétée sur le ton employé pour réciter des litanies. De cette façon, l'on arrive à la faire pénétrer mécaniquement dans l'Inconscient par l'oreille et, quand elle y a pénétré, elle agit. Suivre toute sa vie cette méthode qui est aussi bien préventive que curative. De plus, chaque fois que dans le courant de la journée ou de la nuit l'on ressent une souffrance physique ou morale, s'affirmer à soi-même qu'on n'y contribuera pas consciemment et qu'on va la faire disparaître, puis s'isoler autant que possible, fermer les yeux, et, se passant la main sur le front, s'il s'agit de quelque chose de moral, ou sur la partie douloureuse, s'il s'agit de quelque chose de physique, répéter extrêmement vite, avec les lèvres, les mots : « ça passe, ça passe, etc., etc., » aussi longtemps que cela est nécessaire. Avec un peu d'habitude on arrive à faire disparaître la douleur morale ou physique au bout de 20 à 25 secondes. Recommencer chaque fois qu'il en est besoin. M. Coué ajoute encore ce qui suit : « Si, autrefois, il vous était permis de vous faire de la mauvaise autosuggestion, parce que vous vous en faisiez inconsciemment, maintenant que vous savez ce que je viens de vous apprendre, vous ne devez plus vous le permettre. Et si, malgré tout, vous vous en faites encore, n'accusez que vous-même, et frappez-vous la poitrine en disant : " mea culpa, mea maxima culpa. " Et maintenant, s'il est permis à une reconnaissante admiratrice de l'uvre et du fondateur de la « Méthode » de dire quelques mots, je dirai : Puisque M. E. Coué dit que c'est l'imagination qui nous fait agir et que c'est cela la base de sa « Méthode », je crois pouvoir ajouter : et le corps de l'édifice, ce sont les milliers de guérisons qu'il obtient, et son couronnement, couronnement magnifique, c'est ce noble aveu qui, en même temps qu'un bienfait pour les créatures est un hommage au Créateur : LE POUVOIR EST EN VOUS !.. EN CHACUN DE VOUS ! Dès lors, chacun peut adapter la « Méthode » à ses croyances personnelles : religieuses, elle nous aidera à faire disparaître les obstacles que nous créons inconsciemment nous-mêmes entre DIEU et nous. Et pour les croyants, comme pour les sceptiques, libres penseurs, voire incroyants, elle nous apprendra à nous libérer de la douleur physique ou morale injustifiée par l'emploi si simple et si facile du merveilleux procédé de notre « animateur ». ÇA PASSE ! Quant à ceux qui rejettent la méthode, ignorant le secret de sa force, je leur demanderai une chose : « Rejetez-vous la lumière électrique parce que vous ignorez encore (comme les plus grands savants, d'ailleurs) ce que c'est que le courant dans le fil ? Oh ! vous ne savez pas, vous ne pouvez pas savoir ce que cette « Méthode » bénie nous restituera physiquement et moralement. MAIS EN LA VIVANT VOUS LA CONNAÎTREZ Elle vous aidera à remporter la victoire. La Maîtrise de Soi-Même par l'Autosuggestion Consciente 0 - Introduction - L'importance de la Maîtrise 1 - L'Autosuggestion Consciente 2 - L'être Conscient et l'Etre Inconscient 3 - Volonté et Imagination 4 - Suggestion et Autosuggestion 5 - Emploi de l'Autosuggestion 6 - Comment Procéder 7 - Suggestion Curative 8 - Autosuggestion Consciente 9 - Supériorité de la Méthode 10 - Comment agit la Suggestion 11 - Emploi de la suggestion - Guérison 12 - Cas de Guérison 13 - Conclusion 14 - Autosuggestion - Observations 15 - Lettres à Emile Coué 16 - Pensées et Préceptes 17 - Conseils et Enseignements 18 - Séances 19 - Notes sur le Voyage 20 - Tout à Tous 21 - Le Miracle en Soi 22 - L'Education |